[1] Bill Drayton d’ Ashoka
BILL DRAYTON est un entrepreneur social avec un long historique d’organisations fondatrices et de service public. En tant qu’étudiant, il a fondé différentes organisations : des services législatifs de Yale à la Ashoka Table de Harvard, un forum hebdomadaire interdisciplinaire en sciences sociales. Après avoir obtenu son diplôme de Harvard, il a obtenu une maîtrise du Balliol Collège de l’Université d’Oxford. En 1970, il a obtenu un diplôme de la faculté de droit de Yale. Après avoir travaillé chez McKinsey & Company, il a enseigné à la Stanford Law School et à la Kennedy School of Government de Harvard. De 1977 à 1981, alors qu’il était au service de l’administration Carter en tant qu’administrateur adjoint à l’Agence de protection de l’environnement, il a lancé, entre autres, le système d’échange de droits d’émission (les fondements de l’accord de Kyoto). Il a lancé Ashoka en 1981. Il a utilisé l’allocation reçue lors de son élection comme « MacArthur Fellow » en 1984 pour se consacrer pleinement à Ashoka.
Bill est le président et le chef de la direction d’Ashoka. Il est également président de trois autres organisations : Youth Venture, Community Greens et Get America Working ! Bill a remporté de nombreux prix et honneurs tout au long de sa carrière. En 2005, il a été choisi comme l’un des meilleurs leaders d’Amérique par US News & World Report et le Center for Public Leadership de Harvard. Il a également reçu la plus haute distinction décernée par la Yale Law School, le Conservation Achievement Award International de la National Wildlife Federation et le National Public Service Award de la National Academy of Public Administration. En tant que l’un des trois membres de l’équipe de direction, ses responsabilités principales sont la direction des nouveaux programmes d’entrepreneuriat collectif et de services financiers sociaux ainsi que la recherche de personnel et les fonctions de marketing.
[Source : https://www.ashoka.org/en/people/william-drayton]
ASHOKA est une organisation de premier plan qui se spécialise dans l’aide aux entreprises sociales à travers le monde.
L’une des plus grandes contributions d’Ashoka date de 2010, lorsque l’organisation a parrainé 3000 boursiers provenant de 92 pays différents. La majorité de ces boursiers ont été pionniers dans la mise en place de nouvelles organisations et entreprises qui ont été converties en grands faiseurs de changement dans la génération du capital social et de la valeur sociale, bénéficiant ainsi aux communautés modernes pour prospérer. Les éléments de base qui caractérisent le code de valeurs d’Ashoka sont l’empathie, le travail d’équipe, le nouveau leadership et la conduite du changement.
Par exemple, Kailash Satyarthi, membre d’Ashoka, a agi pour protéger les droits de plus de 83 000 enfants de 144 pays. C’est en grande partie grâce au travail et au militantisme de Satyarthi que l’Organisation internationale du travail a adopté la Convention n° 182 pour la prévention des pires formes de travail des enfants, qui est maintenant une directive principale pour les gouvernements du monde entier. En 2014, Kailash a reçu le prix Nobel de la paix pour son travail” [Source : https://www.ashoka.org/en/ashoka%27s-impact]
Si vous souhaitez étudier toutes les possibilités offertes par Ashoka, veuillez consulter le site Web de l’organisation ( https://www.ashoka.org/)
ASHOKA constitutes a leading organization which specializes in providing aid to social enterprises across the world. A great contribution of Ashoka is that, since 2010 the organization has been sponsoring 3000 fellows deriving from 92 different countries, the majority of which have pioneered in the establishment of new organizations and enterprises that have been converted to major change makers in generating social capital and social value, thus benefiting modern communities to thrive. The basic component elements that characterize Ashoka’s code of values are Empathy, Teamwork, New Leadership and Change making.
For example, Ashoka Fellow Kailash Satyarthi has acted to protect the rights of more than 83,000 children from 144 countries. It is largely because of Satyarthi’s work and activism that the International Labour Organization adopted Convention No. 182 to prevent the worst forms of child labour, which is now a principal guideline for governments around the world. In 2014, Kailash received the Nobel Peace Prize for his work’ [Source: https://www.ashoka.org/en/ashoka%27s-impact]
In case you are willing to investigate all the opportunities provided by Ashoka, please have a look at the organization’s website ( https://www.ashoka.org/)
[2] Muhammad Yunus et la Grameen Bank
Le PROFESSEUR MUHAMMAD YUNUS a créé la Grameen Bank au Bangladesh en 1983, il avait alors la conviction que le crédit est un droit humain fondamental. Son objectif était d’aider les pauvres à sortir de la pauvreté en leur accordant des prêts à des conditions qui leur conviennent et en leur enseignant quelques principes financiers solides afin qu’ils puissent s’aider eux-mêmes.
En commençant dans le milieux des années 70 avec des prêts personnels de très petites sommes d’argents de la part de Dr Yunnuns à des tisseurs de paniers démunis du Bangladesh, la Grameen Bank s’est hissée au premier rang d’un mouvement mondial en plein essor visant à éradiquer la pauvreté par le microcrédit. Des répliques du modèle de la Grameen Bank fonctionnent dans plus de 100 pays dans le monde.
Né en 1940 dans la ville portuaire de Chittagong, le professeur Yunus a étudié à l’université de Dhaka au Bangladesh, puis a reçu une bourse Fulbright pour étudier l’économie à l’université Vanderbilt. Il a obtenu son doctorat en économie à Vanderbilt en 1969 et il est devenu l’année suivante professeur adjoint d’économie à la Middle Tennessee State University. De retour au Bangladesh, M. Yunus a dirigé le département d’économie de l’université de Chittagong.
De 1993 à 1995, le professeur Yunus a été membre du Groupe consultatif international pour la Quatrième Conférence mondiale sur les femmes, poste auquel il a été nommé par le Secrétaire général des Nations Unies. Il a siégé à la Commission mondiale de la santé de la femme, au Conseil consultatif pour le développement économique durable et au Groupe d’experts des Nations Unies sur les femmes et la finance.
Le professeur Yunus a reçu de nombreux prix internationaux pour ses idées et ses efforts, notamment le Prix Mohamed Shabdeen pour la science (1993), Sri Lanka ; le Prix humanitaire CARE (1993), États-Unis ; le Prix mondial de l’alimentation (1994), Fondation du Prix mondial de l’alimentation, États-Unis ; Independence Day Award (1987), la plus haute récompense du Bangladesh ; Prix du Roi Hussein pour le leadership humanitaire (2000), Fondation du Roi Hussien, Jordanie ; Prix Volvo pour l’environnement (2003), Fondation du Prix Volvo pour l’environnement, Suède ; Prix Nikkei pour la croissance régionale en Asie (2004), Nihon Keizai Shimbun, Japon ; Franklin D. Roosevelt Freedom Award (2006), Institut Roosevelt des Pays-Bas ; et le Prix de la paix de Séoul (2006), Fondation culturelle du Prix de la paix de Séoul, (Corée). Il est membre du conseil d’administration de la Fondation pour les Nations Unies.
Il a reçu le Prix Nobel de la Paix attribué par Karl Grandin en 2006, [Fondation Nobel], Stockholm, 2007.
Cette autobiographie/biographie a été écrite au moment de la remise du prix et publiée plus tard dans la série de livres Les Prix Nobel/ Nobel Lectures/The Nobel Prizes. L’information est parfois mise à jour avec un addendum soumis par le lauréat”.
[Source: https://www.nobelprize.org/nobel_prizes/peace/laureates/2006/yunus-bio.html]
La GRAMEEN BANK a modifié la pratique bancaire conventionnelle en supprimant la nécessité de garanties et a créé un système bancaire basé sur la confiance mutuelle, la responsabilité, la participation et la créativité. GB fournit des crédits aux plus démunis et défavorisés dans les zones rurales du Bangladesh, et cela, sans aucune garantie. Chez GB, le crédit est une arme rentable pour lutter contre la pauvreté. Il sert de catalyseur dans le développement global des conditions socio-économiques des pauvres qui ont été exclus du système bancaire car trop pauvres et donc pas solvable (non bancables). Le professeur Muhammad Yunus, le fondateur de la “Grameen Bank” a proposé que si les ressources financières peuvent être mises à la disposition des pauvres à des conditions appropriées et raisonnables, “ces millions de petites personnes avec leurs millions de petites activités peuvent s’additionner pour créer la plus grande merveille du développement”.
En décembre 2015, la GB comptait 8,81 millions d’emprunteurs, dont 97 % de femmes. Avec 2 568 agences, GB fournit des services dans 81 392 villages, couvrant plus de 97 pour cent du total des villages du Bangladesh.
L’impact positif de la Grameen Bank sur ses emprunteurs pauvres et anciennement pauvres a été documenté dans de nombreuses études indépendantes réalisées par des organismes externes, notamment la Banque mondiale, l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) et l’Institut d’études du développement du Bangladesh (BIDS).
[Source : http://www.grameen.com/introduction/]
Si vous souhaitez étudier toutes les possibilités offertes par la Grameen Bank, veuillez consulter le site Web de l’organisation (http://www.grameen.com/)
[3] Blake Mycoskie and TOMS
BLAKE MYCOSKIE est le fondateur et le Chief Shoe Giver de TOMS. Il est aussi la personne à l’origine de l’idée du One for One®, un modèle d’entreprise qui aide une personne dans le besoin pour chaque produit acheté.
Une simple idée s’est transformée en un mouvement mondial : TOMS Shoes a fourni plus de 60 millions de paires de chaussures à des enfants depuis 2006, TOMS Eyewear a redonné la vue à plus de 400 000 personnes depuis 2011 et TOMS Roasting Company a contribué à fournir plus de 335 000 semaines d’eau potable depuis son lancement en 2014. En 2015, la Collection de sacs TOMS a été fondée avec la mission d’aider à former des accoucheuses qualifiées et de distribuer des trousses de naissance contenant des articles qui aident une femme à accoucher en toute sécurité. En 2016, TOMS a soutenu des services d’accouchement sécuritaire pour plus de 25 000 mères.
Les humbles débuts du TOMS se sont produits de façon non intentionnelle. Lors d’un voyage en Argentine en 2006, Blake a été témoin des difficultés auxquelles font face les enfants qui grandissent sans chaussures. Sa solution au problème était simple, mais révolutionnaire : créer une entreprise à but lucratif qui soit durable et qui ne dépende pas de dons. La vision de Blake s’est rapidement transformée en une simple idée d’entreprise qui a constitué la puissante base de TOMS.
Au cours de ses cinq premières années d’existence, TOMS a réussi à fournir des chaussures aux enfants dans le besoin. Mais Blake, ayant reconnu d’autres besoins vitaux au cours de ses voyages à travers le monde, a réalisé que One for One® pouvait s’appliquer à plus que des chaussures. Il a développé l’idée des lunettes TOMS, selon laquelle pour chaque paire de lunettes achetée, TOMS contribuerait à donner la vue à une personne dans le besoin. One for One®.
À l’automne 2011, Blake a publié son premier livre, « Start Something That Matters », qui raconte sa propre histoire d’inspiration et le pouvoir d’intégrer le don dans les affaires. Il fait référence à d’autres entreprises et personnes qui ont été motivées et inspirées à intégrer la philanthropie dans leur profession ainsi que dans leur vie personnelle. Le livre est devenu un best-seller du New York Times. Plus important encore, Blake espère que son livre inspirera d’autres personnes à transformer leur passion et leurs rêves en réalité.
Des chaussures aux lunettes et maintenant un livre, l’approche unique de Blake en matière d’affaires lui a valu de nombreuses récompenses. En 2009, Blake et TOMS ont reçu le Prix d’excellence en affaires (ACE) 2009 du Secrétaire d’État. Lors de la séance plénière de la Clinton Global Initiative University, l’ancien président Clinton a présenté Blake à l’auditoire comme ” l’un des entrepreneurs les plus intéressants (que j’ai) jamais rencontrés “. Le magazine People a présenté Blake dans sa section “Héros parmi nous”, et TOMS Shoes a été présenté dans l’article du magazine Bill Gates Time “Comment réparer le capitalisme”. En 2011, Blake a été nommé sur la liste des “40 Under 40” du magazine Fortune, le reconnaissant comme l’un des meilleurs jeunes hommes d’affaires au monde’.
[Source : http://www.toms.com/blakes-bi ]
TOMS tel qu’il est décrit dans le site Web TOMS, a commencé avec la vente de chaussures. Bien qu’au cours des dernières années Blake Mycoskie et Toms aient réussi à générer une véritable valeur sociale en améliorant l’accès à l’eau, en aidant les mal voyants à voir, en apportant une aide aux femmes pauvres afin qu’elles puissent donner naissance à leur enfant en toute sécurité et lutter contre le harcèlement.
Si vous souhaitez en savoir plus sur l’histoire et la mission de TOMS, vous pouvez consulter son site Internet (http://www.toms.com/)
[4] Scott Harrison et Charity: Water
SCOTT HARRISON est le fondateur et le directeur général de charity : water, une organisation à but non lucratif qui apporte de l’eau potable aux populations des pays en développement.
En sept ans, avec l’aide de plus de 400 000 donateurs à travers le monde, charity : water a recueilli plus de 125 millions de dollars et financé 10 000 projets d’eau dans 20 pays. Une fois terminés, ces projets fourniront de l’eau potable propre et sûre à plus de 3,5 millions de personnes.
Scott a récemment été reconnu sur la liste des « 40 under 40 » du magazine Fortune, sur la liste Impact 30 du magazine Forbes et a récemment été classé 10e dans le numéro 100 Most Creative People in Business de Fast Company magazine. Il est actuellement l’un des plus jeune leader mondial du Forum économique mondial.
Scott a passé près de 10 ans comme promoteur de boîtes de nuit à New York avant de partir faire du bénévolat sur un navire-hôpital au large des côtes du Libéria, en Afrique de l’Ouest, comme photojournaliste. Dans un article paru dans Forbes en 2013, M. Scott a déclaré : ” Une année s’est transformée en deux, et pendant que j’étais là-bas, j’ai vu des gens boire de l’eau sale provenant d’étangs, de rivières et de marécages – simplement nés dans des communautés sans accès. Cela m’a choqué et m’a mis en colère, et j’ai commencé à en apprendre davantage sur les 800 millions de personnes qui vivent dans le monde sans accès à l’eau potable. Je suis retournée à NYC pour les aider, et j’ai commencé à créer charité : l’eau”.
De retour à New York deux ans plus tard, il a fondé l’organisation caritative à but non lucratif Charity: Water en 2006. Se consacrant entièrement à la crise mondiale de l’eau et aux 800 millions de personnes dans le monde qui n’ont pas accès à l’eau potable, il a créé des installations publiques et des plateformes innovantes de collecte de fonds en ligne pour sensibiliser la communauté internationale à ce problème “.
[Source : http://premierespeakers.com/scott_harrison/bio]
CHARITÉ : WATER est une organisation à but non lucratif qui apporte de l’eau potable propre et sûre aux populations des pays en voie de développement.
Au cas où vous aimeriez connaitre toute l’histoire et la mission de Charity:Water, veuillez consulter leur site web
[5] Xavier Helgesen, Chris Fuchs & Jeff Kurtzma : Better World Books
BETTER WORLD BOOKS : ‘Fondé en 2002 par les diplômés de Notre Dame : Xavier Helgesen, Chris “Kreece” Fuchs, et Jeff Kurtzman. Better World Books a pour mission de maximiser la valeur de chaque livre et d’aider à promouvoir l’alphabétisation dans le monde. La société travaille en réutilisant ou en recyclant des livres par le biais de ventes sur son site Internet et de dons aux écoles. Elle a jusqu’à présent utilisé 84 millions de volumes pour collecter 12,1 millions de dollars pour le financement de l’alphabétisation. L’entreprise attribue son succès à l’utilisation d’un modèle de ” triple résultat “, se souciant non seulement des profits mais aussi de l’impact social et environnemental de tout ce qu’elle fait “.
[Source : https://www.fast-brands.com/social-entrepreneurs-xavier-helgesen-chris-fuchs-jeff-kurtzma/]
Si vous souhaitez en apprendre d’avantage sur l’histoire et la mission de l’organisation, veuillez consulter son site Web (https://www.betterworldbooks.com/)
[6] Akhtar Haneed Khann
DR AKHTAR HANEED KHANN (1914-1999) – un activiste du développement et un spécialiste des sciences sociales reconnu pour avoir été le pionnier en matière de microcrédit et de microfinance, des coopératives d’agriculteurs et des programmes de formation rurale dans le monde en développement. Il a également encouragé les activités de développement rural au Pakistan, au Bangladesh et dans d’autres pays en développement. Il a soutenu et préconisé la participation des communautés au développement.
Il s’est particulièrement illustré par son rôle de premier plan dans la mise en place d’un projet global de développement rural, le modèle Comilla (1959) qui lui a valu le prix Magsaysay des Philippines et un doctorat honorifique en droit de l’Université de l’État du Michigan. Dans les années 1980, il a fondé une initiative de développement communautaire ascendante du projet pilote Orangi dans les bidonvilles de Karachi. Il a reçu une large reconnaissance internationale et les plus hautes distinctions au Pakistan pour ces projets et un certain nombre de programmes qui en faisaient partie, du microcrédit à l’autofinancement et de la fourniture de logements à la planification familiale.
Khan, qui parle couramment cinq langues internationales, a publié de nombreux livres et articles, ainsi qu’un recueil de poèmes et des récits de voyage en langue ourdoue.
LE MODÈLE DE COMILLA(1959), à l’initiative de Khan est une réponse à l’échec du programme de développement agricole et industriel des villages (V-AID), lancé en 1953 dans l’est et l’ouest du Pakistan avec l’assistance technique du gouvernement américain. Le V-AID constituait une tentative au niveau gouvernemental de promouvoir la participation des citoyens dans la sphère du développement rural.
Le modèle Comilla a fourni une méthodologie de mise en œuvre dans les domaines du développement agricole et rural sur le principe de la participation coopérative des populations. Le concept initial cherchait à fournir un modèle de développement de programmes et d’institutions pouvant être reproduit dans tout le pays. Les compétences de leadership de Khan se sont avérées une source d’inspiration pour la Grameen Bank par l’un des étudiants de la Comilla Academy, Muhammad Yunus.
Alors que la plupart des coopératives ont échoué, frustrant les ambitions de Khan, le modèle a fourni des leçons précieuses pour les futurs leaders bangladais de la microfinance comme le Dr Muhammad Yunus de la Grameen Bank et le Dr Fazle Hasan Abed du BRAC. Ces dirigeants ont abandonné l’approche coopérative au profit de structures de contrôle et de prestation de services centralisées, et ont adopté une stratégie qui consiste à cibler les villageois les plus pauvres tout en excluant ceux qui sont moins pauvres. Cette stratégie a permis d’éviter les types de ” captation des élites ” des coopératives locales, qui ont conduit à des défaillances généralisées, qui ont affecté le modèle Comilla.
PROJET PILOTE D’ORANGI : Le Dr Khan a lancé le projet de réduction de la pauvreté d’Orangi (Orangi Pilot Project, OPP) en 1980. A cette époque, Orangi constituait la plus grande communauté de squatters (katchi abadi) de Karachi. Le projet visait le développement socio-économique de la population de la vaste région d’Orangi de Karachi. En tant que directeur du projet, le Dr Khan s’est révélé être un leader dynamique et innovateur. Le projet comprenait un certain nombre de programmes, notamment un programme d’assainissement à faible coût financé et géré par la population ; un programme de logement ; un programme de santé de base et de planification familiale ; un programme de crédit supervisé pour les petites unités d’entreprises familiales ; un programme d’éducation ; et un programme de développement rural dans les villages voisins”.
[Source : http://www.newworldencyclopedia.org/entry/Akhtar_Hameed_Khan]
[7] Ibrahim Abouleish and SEKEM
DR IBRAHIM ABOULEISH (1937 – 2017) a déménagé à Graz, en Autriche, en 1956, où il a étudié la chimie et la médecine. Après ses études, il s’est engagé dans la recherche médicale et a été chef de division pour la recherche médicale. En Europe, le Dr. Abouleish a été influencé par la philosophie, les arts et la culture anthroposophiques, ce qui l’a amené plus tard à façonner la SEKEM-Vision.
En 1975, il a visité son pays natal, l’Egypte, où il a été confronté aux problèmes urgents du pays : la pauvreté, la surpopulation et la pollution. Cette visite a été une expérience cruciale et le fondateur de la SEKEM a décidé d’agir. Il est arrivé à la conclusion que seule une approche holistique pouvait aider à résoudre les principaux problèmes de son pays. Il a commencé à développer la SEKEM-Vision, qu’il décrit comme : “Le développement durable vers un avenir où chaque être humain peut déployer son potentiel individuel, où l’humanité vit ensemble dans des formes sociales reflétant la dignité humaine et où toute activité économique est menée conformément aux principes écologiques et éthiques”.
En 1977, le scientifique est retourné en Égypte et a acheté 70 hectares de terres désertiques au nord-est du Caire, la capitale de l’Égypte, et a fondé l’Initiative SEKEM. Le nom SEKEM signifie, selon un ancien hiéroglyphe égyptien, “la vitalité du soleil”. L’entrepreneur et ses collaborateurs ont commencé contre toute attente à revitaliser le sol du désert en utilisant des méthodes agricoles biodynamiques et ont réussi à cultiver des herbes, des fruits, des légumes, du coton et d’autres plantes. La SEKEM s’est développée et le Dr Abouleish a développé d’autres sociétés sous l’égide de la SEKEM pour continuer à traiter les cultures, comme ATOS Pharma pour les produits pharmaceutiques en 1986, LIBRA pour la culture biodynamique des cultures en 1988, ISIS Organic pour la production de produits alimentaires biologiques transformés en 1997 et ConyTex (maintenant NatureTex) pour la fabrication de textiles biologiques en 1998. Depuis 2000, les entreprises sont regroupées au sein de la holding SEKEM. En raison de l’approche holistique de la vision du Dr. Abouleishs, SEKEM s’est engagé à servir la société et a établi plusieurs institutions. En 1989, une école a été créée à SEKEM et un centre médical s’occupe des employés de SEKEM et des résidents environnants depuis 1996. Un an plus tard, le centre de formation professionnelle de SEKEM et une école d’art ont été mis en place. En 2009, l’Université d’Héliopolis pour le développement durable a reçu sa reconnaissance par le décret présidentiel n° 298 et a ouvert ses portes aux étudiants en 2012.
Ibrahim Abouleish a été récompensé à plusieurs reprises pour ses réalisations, entre autres par le Right Livelihood Award, plus connu sous le nom de ” Prix Nobel alternatif ” en 2003. Aujourd’hui, SEKEM n’est pas seulement une entreprise, mais une communauté vivante d’environ 1200 personnes, où l’humanité est encouragée à déployer son plein potentiel et où des personnes de différentes cultures se rencontrent et travaillent ensemble main dans la main pour réaliser la vision de SEKEM’.
[Source : http://www.sekem.com/en/about/founders/dr-ibrahim-abouleish/]
Si vous souhaitez en savoir plus sur SEKEM, veuillez consulter son site Internet (http://www.sekem.com/en/index/).